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Analyse de séance TUIC

Analyse de Séance TUIC

 

ANALYSE DE SEANCE TUIC

Présentation de la séance :

          Cette séance s’est déroulée avec 27 élèves de CM2 (il y avait un absent). Elle s’est intégrée dans un projet plus général et pluridisciplinaire. Effectivement, dans la cadre de notre mémoire, nous avons proposé aux élèves de travailler sur l’histoire de leur village. Pour cela, nous avons sélectionné 9 photos en noir et blanc présentant des vues particulières du village. Par groupe (8 groupes de 3 et un groupe de 4), ils ont choisit la prise de vue sur laquelle ils voulaient travailler. Dans un premier temps, on leur a demandé de retrouver l’endroit exact d’où avait été prise la photo afin d’en refaire une qui montre le même site, avec le même angle de vue. Ensuite, ils ont écrit un texte retraçant l’histoire et l’évolution de ce site. Pour cela, ils avaient à leur disposition des bulletins municipaux annuels, un livre retraçant l’histoire complète de leur village depuis ses origines jusqu’au monde actuel, des petits dépliants, ainsi que l’aide de deux personnes vivant dans le village depuis longtemps. Ces dernières ont d’ailleurs été interviewées pour l’occasion par les élèves. Cette interview a donné lieu un enregistrement pour radio ELYCO.

          Lorsque les premiers groupes ont eu terminé leur production écrite, ils sont allés les taper à l’ordinateur. Notre séance se passe à ce moment là ; 4 groupes ont déjà commencé à taper, 3 groupes ont à peu près fini les brouillons et les recopient au propre ; les trois derniers groupes (dont un très en retard) doivent terminer la rédaction du texte descriptif ou explicatif.

Fiche de préparation de la séance

http://alteduc.e-monsite.com/rubrique,seance-tuic,1290174.html

 

Analyse critique de la séance :

                1. Sur le plan matériel :

          Une salle informatique, équipée par le réseau inforoute, est à disposition des classes dans l’école. Malheureusement, cette salle, très petite, comprend de nombreux ordinateurs qui ne sont plus en état de fonctionnement. Ainsi, il n’est pas (ou très difficilement) possible d’emmener toute la classe (28 élèves) en même temps sur les ordinateurs. Profitant du fait que nous étions plusieurs adultes dans la classe, nous avons choisi de les mettre en ateliers.

               - Atelier 1 : finir d’écrire son texte ; (dans la classe)

               - Atelier 2 : s’enregistrer sur audacity ; (dans la classe)

               - Atelier 3 : taper son texte ; (en salle informatique)

Nous pouvons noter que ces « ateliers » n’en sont pas vraiment : la majorité des groupes ne passeront pas à l’atelier 1 (normalement, à ce stade, tous les élèves auraient du avoir terminé la production d’écrit) ; de plus, la rotation ne se fait pas pour tous les ateliers en même temps. Effectivement, pour avancer plus rapidement et permettre à tous les élèves d’avancer à leur rythme, nous avons choisi une organisation plus souple mais qui demande d’avoir des élèves autonomes et responsables. Ainsi, lorsque qu’un groupe avait terminé de taper son texte, il revenait dans la classe et un autre groupe prenait sa place. On en conclut également qu’il n’y a pas de rotation régulière entre les différents ateliers : un groupe peut très bien faire l’atelier 3 puis l’atelier 2 ou l’inverse ; le seul atelier qui est un préalable nécessaire à la poursuite du travail est le 1.

          Nous avons voulu utiliser le logiciel « audacity » (disponible en téléchargement gratuit sur Internet) pour l’enregistrement audio des textes ; l’utilisation de ce logiciel suppose que les ordinateurs soient équipés de micros et que l’environnement sonore proche soit calme. Du fait de la petite taille de la salle informatique, nous avions choisi de garder les élèves qui devaient effectuer l’enregistrement dans la classe. Au fond de la classe, il n’y a qu’un seul ordinateur qui n’a pas de micro. Nous avons donc pensé qu’il serait plus simple d’apporter nos propres ordinateurs portables. Ainsi, nous avons pu disposer de deux machines que nous pouvions changer de place dans la classe. Ceci à été d’autant plus utile que nous ne pensions pas qu’il y aurait autant de bruits parasites. Nous avons réussi à limiter ce défaut en plaçant chacun des ordinateurs dans des recoins de la classe et en utilisant un casque-micro pour un des deux postes. Malheureusement, les enregistrements ne sont pas parfaits (voir page « vue générale du village » dans « STAGE » sur le site). Pour remédier à ce problème, nous aurions pu envisager d’autres organisations de la classe :

               - prévoir une salle (ou local) attenant à la classe (sécurité des élèves) où les élèves auraient pu s’enregistrer dans le silence ;

               - faire s’enregistrer les groupes (en classe entière ou en groupe de groupe) les uns après les autres avec le dictaphone de la classe (il possède un port USB) ; chaque groupe écoute les autres, ceci permettant également que tous découvrent le travail des autres.

               2. Sur le plan cognitif :

          L’utilisation du logiciel « audacity » peut paraître très simple lorsqu’on a l’habitude d’utiliser l’outil informatique ; en revanche pour des élèves de cycle 3 cela n’est pas évident. Nous avons donc cherché un moyen de les aider sans pour autant devoir faire le travail avec eux. Nous avons donc construit une fiche de TP expliquant les manipulations à faire ; le texte est illustré par des « imprime-écran » afin de faciliter la compréhension. (voir
http://alteduc.e-monsite.com/rubrique,tp-seance-info,1290174.html ) Nous avons pu observer que les élèves n’utilisaient pas cette fiche tout de suite ; en revanche lorsque qu’on leur avait montré ce que c’était et à quoi elle pouvait servir, ils ont réussi à être assez autonomes. Au cas où, nous avions prévu de demander aux deux premiers groupes qui avaient utilisé se logiciel de tutorer les autres ; cela n’a pas été utile.

          Les groupes ont finalement réussi à tous s’enregistrer (sauf un, trop en retard), se réécouter et refaire l’enregistrement le cas échéant. Cependant, nous avons remarqué que les élèves devaient refaire tout l’enregistrement pour simplement une erreur de lecture. Nous avons donc du intervenir pour faire des coupes et les refaire s’enregistrer simplement à partir de la coupe. Effectivement, cette partie du travail n’apparaissait pas dans la fiche de TP car elle nous a paru trop compliquée.

          Finalement, après avoir interrogé les élèves, quelques jours plus tard par écrit, sur l’ensemble du projet, beaucoup d’entre eux disent avoir appris à s’enregistrer et ils ont beaucoup aimé cette activité. En revanche, la partie sur le traitement de texte n’est pas ressortie, certainement car c’est une activité qu’ils connaissaient et maîtrisaient tous et plutôt bien dans l’ensemble.

 

Conclusion :

          Pour conclure sur ce travail, je dirais que la séance a plutôt bien réussi dans l’ensemble mais cela est fortement corrélé au nombre d’adultes présents à ce moment là pour encadrer les élèves. Cependant, la réalisation de cette séance reste possible même dans le cas d’une classe classique ou l’enseignant est tout seul avec ses élèves, à condition de revoir l’organisation de la classe :

  •  prévoir le projet sur un temps beaucoup plus long (nous, nous avons tapé et enregistrer au cours de la même séance ; ces deux moments peuvent être dissocié) ;
  •  proposer aux élèves d’utiliser l’ordinateur qui est au fond de la classe dès qu’ils ont un temps libre afin de continuer à taper leur texte ; cependant, une seul ordinateur est un peu juste et l’utilisation d’ordinateurs portables reste un outil très pratique ; effectivement, ces machines sont facilement mobiles et peuvent donc se déplacer de classes en classes. Elles peuvent également parfois être empruntées à différents organismes.
  •  Pour l’enregistrement audio des élèves, on peut proposer différentes pistes notamment l’utilisation de casques-micros. Néanmoins, dans le cadre d’une classe qui disposerait d’un nombre limité d’ordinateurs, il est peut-être préférable de travailler en classe entière ou en demi-classe (dans ce cas prévoir un travail en autonomie pour l’autre groupe). Chaque groupe de photos s’enregistre sur un dictaphone devant les autres groupes. Ceci permet de travailler, de plus, différentes compétences dont celle de respecter et écouter autrui. D’autre part chacun pourra découvrir le travail des autres.

          Ainsi, cette séance TUIC a été très bénéfiques tant pour les élèves que pour moi. Effectivement, j’ai pu me rendre compte de la complexité dans l’utilisation de matériel informatique avec les élèves (organisation des groupes, matériel défaillant…). Cependant, la découverte reste positive car je me rends compte que les élèves ont fait preuve d’autonomie et de maturité devant les ordinateurs. De plus, je crois que cet apprentissage reste possible même dans le cas d’une école peut équipée ce qui paraît être un point plutôt positif également.

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